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Retrouvez ci-dessous les trois derniers articles publiés sur mon site. Et pensez à laisser un mot sur le livre d'or !
 

LE JEUNE AHMED : La religion de la sobriété

Les Blogs - Blog ciné

lejeuneahmedafficheQuand on veut se marrer un grand coup, quand on veut assister à un spectacle léger et drôle, quand on veut assister à un film à grand spectacle qui vous en met plein la vue, il y a une chose à ne pas faire, jamais, en aucun cas : aller voir un film des frères Dardenne. Par contre, lorsque l'on veut assister à une œuvre aboutie, où le fond importe plus que la forme, émouvante et qui pousse à la réflexion, alors leur cinéma est parfait pour cela. Une nouvelle démonstration nous vient du Jeune Ahmed, où les cinéastes belges s'attaquent au sujet délicat de la radicalisation des plus jeunes vers une mouvance islamique extrême. Mais force est de constater qu'ils s'en sortent avec beaucoup de brio.

Le Jeune Ahmed est un film dans lequel on entre progressivement. En effet, le personnage principal n'inspire qu'assez peu de sympathie, voire même inspire une forte antipathie dès les premières minutes. Qu'importe son âge, son comportement nous est immédiatement dépeint sous un jour plutôt inquiétant. Mais peu à peu, on s'attache aux personnages qui gravitent autour de lui et qui essayent désespérément de le ramener vers la raison et la bienveillance. C'est pour eux qu'on souffre, ce sont leurs sentiments que l'on partage et qui nous touchent. Le propos prend donc un peu plus de force à chaque minute jusqu'à un dénouement particulièrement réussi.

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LES DENIERS DU COLT (Gilles Vidal) : Digestion en douceur

Mes Passions - Lectures

lesdeniersducoltIl y a des plats dont on finit par se lasser à force d'en manger. Et puis, il y a le Poulpe. Si on est prêt à y goûter encore et encore, c'est aussi parce que chaque bouchée est relativement légère. Vous l'aurez compris, je parle une nouvelle fois du Poulpe, version littérature, ce détective pas comme les autres, qui n'appartient à personne. L'épisode dont je vais vous parler aujourd'hui, les Deniers du Colt, a été écrit par Gilles Vidal, un romancier à la longue bibliographie, même si elle ne compte aucune œuvre particulièrement marquante.

Tout l'intérêt de cette série, c'est qu'en changeant à chaque fois d'auteur, le personnage principal reste le même, tout en changeant toujours quelque peu. C'est encore le cas dans les Deniers du Colt, où Gilles Vidal nous offre un Poulpe moins ironique et détaché que d'habitude. Il nous livre par contre quelques jolis moment d'érotisme. On sent ce volume influencé par une culture du polar de gare plus classique. C'est peut-être légèrement infidèle à l'esprit de la série, mais au moins cela crée la surprise et renouvelle une nouvelle fois le plaisir de retrouver ce personnage.

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ROCKETMAN : Il joue du piano debout

Les Blogs - Blog ciné

rocketmanafficheLa mode des biopics ne semble pas vouloir faiblir. Le soucis est que le nombre de personnes célèbres dont la vie vaut bien un film qui n'a pas déjà été fait commence à faiblir. On reste désormais parfois circonspect sur les personnalités choisies, dont la vie est supposée donner naissance à un long métrage. J'avoue que je n'ai guère été emballé à l'idée d'assister au récit de la vie d'Elton John, surtout en découvrant que ce dernier produit lui-même ce film. Cela sentait le produit formaté pour les fans à plein nez. Il est vrai que Rocketman n'échappe pas tout à fait à ce reproche. Mais il possède assez de qualités par ailleurs, certaines inattendues, pour nous enthousiasmer aussi parfois.

La plus belle surprise vient de Taron Egerton. Que c'est étonnant me direz vous ! Un acteur de biopic dont la performance est salué, voilà qui n'a rien de bien surprenant, ce genre de numéro d'acteur (d'imitation ?) forçant généralement l'admiration. Ici, son grand mérite est justement de ne pas chercher à ressembler à tout prix à l'original. Certes, pour Rocketman, on l'a quand même affublé des dents du bonheur, mais au-delà de ça, la ressemblance n'est pas frappante. Cela donne des situations quelque peu décalées, quand il parle de ses complexes de « petit gros » par exemple, mais très étonnement cela marche parfaitement ! Et si c'était à cela que l'on reconnaît un vrai numéro d'acteur, au vrai sens vrai du terme ! Le débat reste ouvert.

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