ACCUEILJ'AIME/J'AIME PASPHOTOSJEUXLIENSME CONTACTERLIVRE D'OR
Accueil
Retrouvez ci-dessous les trois derniers articles publiés sur mon site. Et pensez à laisser un mot sur le livre d'or !
 

COMME SI DE RIEN N'ETAIT : Pour ne plus fermer les yeux

Les Blogs - Blog ciné

commesideriennetaitafficheParfois, comme ça, pour déconner, je vais voir un film allemand dont le sujet central est le viol. Oui, je sais mettre de la joie et de la déconne dans mes soirées ! Evidemment, présenté comme cela, je ne vais pas vraiment donner envie d'aller voir Comme Si de Rien n'Etait. Ce serait un tort, vue la qualité du film, même s'il ne fait pas vraiment rêver dans un premier temps. Il faut dire que ce film est en fait l'œuvre de troisième cycle d'Eva Trobisch. Mais certaines étudiantes sont assez douées pour faire oublier qu'elles ne sont qu'étudiantes pour démontrer qu'elles sont simplement déjà des réalisatrices de talent.

L'intérêt de Comme Si de Rien n'Etait réside dans le caractère presque anodin de l'histoire qui nous est racontée. Rarement un titre n'aura résumé parfaitement le fond d'un propos. Ce décalage entre son point de départ, qui est faut-il le rappeler tout simplement un crime, et tout ce qui suit, comme si ce qui c'était passé n'avait rien de vraiment dramatique, crée un malaise peut-être plus fort que si l'approche avait été plus directe. Ce n'est pas parce que la violence devient ordinaire, que sa gravité est niée par la victime elle-même, que ses conséquences en deviennent pour autant moins profondes et destructrices. Ce film en fait la brillante démonstration et c'est ce qui fait toute sa force.

Read more...

 

VILLAINS (Queens of the Stone Age), SHADOWS AND REFLECTIONS (Marc Almond), HEARTS THAT STRAINS (Jake Bugg) : Jeunesse passe

Mes Passions - Musique

villainsqueensofthestoneageOn commence par une valeur sûre de la scène rock internationale actuelle, à savoir les Américains de Queens of the Stone Age et leur album Villains, sorti en 2017. Il y livre un rock puissant et plein de conviction, mais malgré cela pas vraiment accrocheur. Le tout est un peu lisse, plein d'une parfaite maîtrise, mais sans doute trop pour le coup. Les titres s'enchaînent sans tube en puissance à l'horizon. Cela donne quelque peu l'impression d'un groupe en roue libre, qui se contente de ce qu'il sait déjà faire sans jamais sortir de sa zone de confort.

shadowsandreflectionsmarcalmondOn poursuit avec l'Anglais Marc Almond qui signe avec Shadows and Reflections pas moins de son 31ème album depuis 1981. Il interprète ses titres avec une conviction évidente sur des instrumentations souvent assez simples. Son énergie est réellement communicative. Le tout est très propre et maîtrisé, distrayant, mais pas très original. On traverse l'album agréablement et en douceur, sans rien rencontrer de terriblement accrocheur et on en ressort sans en garder un grand souvenir.

Last Updated ( DATE_FORMAT_LC2 )

Read more...

 

LA LUTTE DES CLASSES : La classe des gens

Les Blogs - Blog ciné

laluttedesclassesafficheLe Nom des Gens reste un film culte pour tous ceux qui ont baigné et baigne toujours dans la même culture politique que moi. Neufs ans ont passé et on attendait avec impatience que Michel Leclerc nous offre une nouvelle œuvre du même acabit. Certes, il y a bien eu la Vie Très Privée de Monsieur Sim entre temps, mais qui n'a pas laissé un souvenir particulièrement impérissable. Pour la Lutte des Classes, il a cherché à retrouver l'esprit de son premier grand succès et les ingrédients qui y ont contribué. Mais on fait que parfois les mêmes ingrédients ne donnent pas toujours la même saveur au plat et qu'il existe toujours un danger que ce dernier sente passablement le réchauffé. Heureusement, il n'en est rien ici.

Le grand mérite de la Lutte des Classes est d'être capable de se moquer de tous les protagonistes avec un mélange détonnant de mordant féroce et de bienveillance sans faille. Pourtant, en abordant le champ du social et surtout du religieux, Michel Leclerc s'aventurait dans un terrain miné. Il en ressort indemne et fait même preuve d'un certain brio. Sauf peut-être sur la fin où le film sombre quelque peu dans un certain n'importe quoi, même si l'aspect « united color of bandes de cons » est assez réjouissant. En tout cas, si tous les commentateurs traitant de ces sujets faisaient preuve du même discernement et du même recul, le monde ne s'en porterait que mieux !

Read more...